Lundi 1 septembre 2008
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Voici ce que j'écrivais dans mon carnet le 23 Juin 2008 à propos du choix d'écrire un blog :
"Comme une forme de résistance à l'annihilation de l'individu par notre société.
Le blog nous permet d'exister. Le monde du travail est un rouleau compresseur qui
nous robotise.
J'écris peu sur mon blog, car je m'autocensure.
Un blog n'est pas un journal intime. Il est un outil de communication public et on ne peut y raconter
n'importe quoi. Il y a des règles sociales à respecter. Je ne peux critiquer mon employeur dans le détail sans trahir un devoir de réserve. Je ne peux parler de mes proches sans leur accord. Ni
mettre des photos sans leur accord.
Je ne sais pas pourquoi je blogue. Cela ne me paraît possible que si je pends de la distance par rapport à ce
que mes écrits pourraient engendrer au niveau des réactions positives ou négatives des lecteurs.
Si, je sais pourquoi j'écris ce blog : pour exister à l'extérieur de moi, pour mettre ma patte personnelle dans
ce monde.
Pourtant, je sais que c'est un acte vain, car l'histoire personnelle de chaque lecteur dénaturera complètement
ce que j'ai voulu exprimer.
C'est pourquoi les sujets entamés sur un forum dérivent presque toujours, car tel mot enclenche différentes
"madeleines de Proust".
Par Francine Chauvet
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Publié dans : Journal
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Samedi 30 août 2008
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19:30
JJ'ai 56 ans et vis en Ile-de-France. Je travaille sur Paris et prends donc les transports en commun. Comme des millions de gens.
J'affirmais il y a deux ou trois jours que les transports pouvaient être pis que la journée de travail.
- C'est vrai, me répondit ma collègue, assise à côté de moi sur un strapontin dans le métro.
Mon mari a 69 ans et est à la retraite depuis 4 ans. Le fils est parti en province. Tant mieux s'il peut faire sa vie loin d'ici.
Je lis beaucoup, énormément et suis en état de manque si je n'ai pas un livre à ma portée. Je préfère rater un train, plutôt que de n'avoir rien à lire pendant le trajet. Les relais H en
mezzanine regorgent de livres et de journaux pour les boulimiques de notre espèce.
J'écris dans ma tête, rarement sur le papier ou l'ordinateur. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Et puis, en ce premier jour de vacances, je n'ai pas trop envie de réfléchir. Je suis fatiguée, très
fatiguée : les nerfs qui se relâchent sans doute. Gare à ne pas trop baisser la garde d'ailleurs !
Je concluerai quand même en affirmant que la lecture nous aide à supporter une vie que nous n'aimons pas, elle nous aide à nous évader, elle nous aide à réfléchir sur notre existence, sur la
vie.
Par Francine Chauvet
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Publié dans : Journal
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